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jeudi 4 août 2016

Les roses de Dalécarlie (4)


Pendant le stage à Dala-Floda nous avons aussi pu nous familiariser avec d’autres techniques textiles de la région.
L’une d’elles est le tricot appelé tvåändsstickning. Je ne sais même pas s’il y a un terme français, vu que c’est une méthode si spécifique pour les pays nordiques.  On a trouvé un gant datant du XVIIe siècle, fait en cette technique. Elle consiste à tricoter en alternance avec les deux bouts d’une même pelote. Ceci donne un tricot très serré. La méthode est surtout utilisée pour les moufles – qu’on embellit richement avec des broderies, une fois finies,  pour des chaussettes, et pour les manches des vestes traditionnelles.




Les manches sont d’abord tricotées en blanc et noir. C’est seulement quand elles sont terminés qu’on les teint en rouge (explication :  ce serait du gaspillage de teindre la laine en pelote, vu qu’on ne l’utiliserait pas entièrement). Autrefois, on les apportait ensuite chez le tailleur qui les attachait à la veste en drap vert. Souvent, la veste était décorée avec des broderies faites avec la machine à coudre. Même les raccommodages étaient tricotés de la même façon !



Au fur et à mesure que l’ouvrage avançait, on tricotait plus large et les motifs floraux étaient également élargies, sans grilles pour aider la tricoteuse ! Au fait, on appelle tous les motifs floraux dans la région des « roses » ….



La difficulté avec ce genre de tricot est que les fils s’entortillent, et il faut souvent s’arrêter et les démêler. Pour cette raison, on utilise les fils filés en « Z » (normalement les fils sont filés en « S »). Nous avons visité la filature Wålstedts dans le village, entreprise familiale depuis quatre générations, qui produit ce type de fil et beaucoup plus.


Une autre difficulté, pour les personnes qui ont appris à tricoter de manière scandinave, est que le mouvement est à l’envers de ce qu’on a l’habitude de faire. Le fil est tenu sur les doigts de la main droite, et on bouge les aiguilles (toujours cinq aiguilles pour le tricot en rond) dans le sens opposé de l’habituel. Si on introduit une autre couleur, on laisse toutefois  l‘un de bouts de la pelote principale de côté et on travaille avec un fil de chaque couleur. C’est dire que l’ouvrage n’avance pas vite ! Voici mon début d’un chauffe-poignet, je crois qu’il finira comme bracelet….




Sur ce tableau du peintre dalécarlien Anders Zorn (1860-1920), on peut voir une fille de la région tricoter avec cette méthode (cela se voit sur sa façon de tenir les aiguilles). Le tricot était pour la population paysanne  une source de revenu supplémentaire. On tricotait dans la charrette en allant aux champs, dans les près en surveillant le bétail, et naturellement, à la maison pendant l’hiver. 





The Roses of Dalecarlia (4)





During the workshop in Dala-Floda we also got acquainted with other textile techniques of the region.

One is a knitting technique called tvåändsstickning. In English I’ve seen it called 'two-end knitting' or 'twined knitting', but it is essentially specific to Nordic countries. There is an archaeological finding of a glove from the seventeenth century made in that technique, which consists in alternating knitting with each end of the same ball of yarn. This yields a very compact knitting. The technique is mainly used for mittens – which are afterwards richly embroidered; socks and sleeves of traditional jackets.




The sleeves are first knitted in black and white. It is only afterwards that they are dyed red (because if the yarn were to be dyed before knitting, it would result in waste, since some of the yarn on the ball would not be used).  In the old days, the sleeves would then be taken to the tailor, who sewed them onto the green jacket made of woollen cloth. Sometimes, the tailor would ornament the jacket with sewing-machine embroidery. Even patches on the sleeves were made using the same method!



As the sleeve grew and got larger, the floral motifs got larger too, and that in spite of the fact that there were no grids for the pattern to help the knitter! Actually, all floral motifs in the region are called roses….

The difficulty with this kind of knitting is that the threads get twined and you have to stop often and untwine them. For this reason, “Z”-spun yarn is used (normally, yarn is “S”-spun). We visited Wålstedts, a spinning mill in the village going four generations back in time. They stock the “Z”-spun yarn along with other goodies.
Another difficulty for people that have leared to knit the Scandinavian way is that movements are the opposite of what one is used to. The yarn is held over the fingers of the right hand, and the needles (double-pointed needles for knitting in the round) are moved in the direction opposite to the usual one. If you introduce another colour, you work the yarn of that colour and just one end of the main colour.  All this leads to slow progress!  I started on a  wrist-warmer, but I think I’ll be happy with a bracelet!


Anders Zorn, a painter from Dalecarlia, (1860-1920), has painted a local girl knitting using this method (as seen by the way she holds the needles). Knitting was for the peasant population an additional income source. They knitted in the wagons on their way to the field, in the meadows while watching the cattle, and of course, at home during the winter months.

lundi 1 février 2016

Lovikkavantar  - les moufles Lovikka


Les participants au jeu de société "Sverige runt" ("Le tour de la Suède"), doivent,  en arrivant à l'extrême nord du pays, s'acheter une paire de moufles Lovikka, qui ont fait la renommée du village de même nom, situé à la frontière avec la Finlande. Ces moufles sont tricotées dans une laine  épaisse et au filage souple, ce qui les rend chaudes et étanches, surtout si on les brosse avant usage. Traditionnellement, les moufles sont tricotées dans une laine blanche pour les femmes, grise pour les hommes.  Le bord replié est orné d'une broderie en laine plus fine aux couleurs vives, et d'un pompon.


Au-delà du côté pratique pour ceux qui travaillent dans la neige, les moufles Lovikka sont remarquables pour la façon dont elles sont devenues un symbole national. On peut les tracer jusqu'à une certaine Erika Aitttamma, née en 1866, qui tricotait des moufles pour son mari bûcheron, ensuite pour ses camarades de travail, et enfin pour les transporteurs de minerais qui traversaient son village sur leur route vers la Finlande. La demande devint si grande qu'Erika a dû former d'autres femmes à tricoter ces moufles, et ceci donna du travail à toute une région, surtout pendant la crise des années 1930. A ce moment-là, une femme d'affaires de la région, Hildur Oscarsson, a envoyé une paire de moufles à la Princesse Sibylla, membre de famille royale suédoise. La princesse portait les moufles pendant ses déplacements et en a fait la publicité auprès de l'armée. Ainsi les moufles Lovikka se sont répandues dans le pays entier, et je ne connais pas un enfant suédois qui n'en ait pas porté pour former des boules de neige tout en gardant les mains sèches. Au fil du temps, on a vu apparaître des bonnets assortis, et les couleurs des moufles se sont diversifiées.





Avec les vacances de neige qui approchent, vous pourriez peut-être vous en tricoter une paire! Vous trouverez la laine nécessaire ainsi que le patron chez midwinter yarns.











Les personnages sur les photos appartiennent au feuilleton d'Astrid Lindgren et de la télé suèdoise "Vi på Saltkråkan" (1964).












Lovikkavantar  - Lovikka mitts

If you play the board game "Sverige runt" ("Touring Sweden"), you are told, when you get to the far North, to get a pair of Lovikka mitts, which have made famous the village of the same name, situated near the Finnish border. The mitts are knitted in a thick yet airily spun yarn, which makes them warm and waterproof, especially if you brush them before use. The traditional colours are white for women and grey for men,  The folded cuff is embroidered in vivid colours using a thinner yarn, which is also used for a tassel.
Apart from  their practicality for people working in snow, Lovikka mitts are interesting  because of the way they have become a national symbol. They can be traced back to a certain  Erika Aitttamma, born in 1866, who knitted mitts for her lumberjack husband, and then for his workmates. Her village was on the way  for drivers transporting iron ore towards Finland and they too discovered the mitts. The demand  grew so high that Erika had to teach other women her knitting tricks. This gave work to a whole region, particularly during the economic crisis of the 1930s.  At that time, an enterprising woman called Hildur Oscarsson  sent a pair of mitts to Princess Sibylla, a member of the Swedish royal family. The princess wore the mitts on several trips around Sweden and brought them to the attention of the army. That is how Lovikka mitts  spread all over Sweden, and I do not know a single Swedish child who has not worn  such mitts to keep the hands dry while making snowballs! In the course of time,  matching bonnets have appeared, and  a larger variety of colours is now used.




If you are planning  a skiing holiday in the next few weeks, maybe you should knit yourself a pair of Lovikka mitts? You will find the necessary yarn and the pattern at midwinter yarns.

The characters in the pictures belong to the Swedish television series "Vi på Saltkråkan" (1964), script by Astrid Lindgren.

Reference: Inga Wintzell, Sticka mönster Nordiska muséet 1980



samedi 24 octobre 2015

L'automne à Riga


Je viens de me régaler avec toutes les belles couleurs qu'offre la capitale lettone en ce moment.
Au marché, les baies rouges (celles-ci, en l'occurrence, "kalina" (Viburnum opulus) dont j'ai déjà parlée) et jaunes, les fleurs  violettes, les  champignons dans tous les tons de brun. 
Le feuillage doré ou rouge des arbres, particulièrement splendide dans la forêt où se trouve le musée ethnographique. 









Les tricots, enfin, qui signalent qu'il est temps de sortir les aiguilles avant que l'hiver ne nous surprenne.








La Lettonie est connue pour les moufles (et chaussettes, et bonnets) tricotés en plusieurs couleurs dans la technique fair-isle - une technique qui s'est propagée sur toute la Mer Baltique et la Mer du Nord, de l'Estonie jusqu'aux Iles Shetland. Elle permet une double épaisseur des vêtements, car un deuxième fil est maintenu derrière le fil de base. Ce fil est remonté à la surface  tous les quelques points pour être attaché, et c'est ceci qui a donné tous ces merveilleux dessins géométriques et floraux.








Les Lettons adorent les laines de toutes les couleurs , et les exposent joliment dans les magasins - par exemple dans cette valise avec des pulls pour les poupées ou les doudous! Notez également les tissus tissés rayés, une autre spécialité.






Les costumes régionaux lettons renvoient aux traditions anciennes, médiévales ou même aux premiers siècles de notre ère, aux vêtements et bijoux trouvés dans des fouilles archéologiques.On le voit à la façon dont le châles - avec leurs broderies et bandes tissées à la main - sont portés.




Finalement, il faut que je mentionne les bâtiments Art Nouveau superbement restaurés et qui surprennent tant par leurs couleurs que par leurs ornements!



Autumn in Riga

I have just been enjoying all the beautiful colours which may at this time be seen in the Latvian capital. At the market, there are various berries, red (these particular ones are 'kalina', -Viburnum opulus - that I have mentioned earlier), or yellow. Also purple flowes and mushrooms in all shades of brown.  The trees with their red or golden folliage are particularly impressive in the forest where the Museum of Ethnography is situated. 




And all the knitted garments tell us that it is time to get our needles out before winter hits us.






Latvia is famous for its multicoloured mittens (and socks, and bonnets) knitted in the Fair Isle technique - a technique that has spread throughout the area of the Baltic and the North Sea, from Estonia to the Shetland Isles.  The idea is to obtain two layers of wool by letting a second thread run behind the main one. Every few stitches, this second thread is picked up and fastened on the surface, and that is what has given us all those  splendid geometric and floral designs. 




Latvians love yarn in every colour, and display it beautifully in the shops - for instance in this suitcase with jackets for dolls or teddies! Next to them you see woven striped fabric, another speciality.



Latvian regional costumes hail back to old traditions - medieval or even older, to garments and jewellery found in archeological excavations.  You can see that by the way shawls, adorned with embroidered motifs and handwoven bands - are worn.





Finally I must mention the beautifully restored Art Nouveau buildings which will surprise you by their colours and their ornaments alike!

Merci à/ Thank you to





lundi 19 janvier 2015

Je vous souhaite, un peu tardivement, une bonne et heureuse année créative 2015 !
A belated Happy and Creative 2015 to all!




Disparitions et résurrections

Malgré l’enthousiasme pour le textile que nous sommes très nombreux à partager, la réalité est que nous ne sommes qu’une minorité, et par conséquent, les musées spécialisés dans le textile ou encore les merceries ont souvent du mal à se maintenir.
C’est toujours triste d’apprendre la fermeture d’un musée avec de belles collections. Bien qu’il soit loin, on a peut-être toujours eu l’intention de le (re)visiter, et un jour la nouvelle tombe que c’est trop tard ! C’est ce que j’ai appris au sujet  du merveilleux musée de marquoirs, situé dans le nord de l’Allemagne. Sur ce site vous pouvez encore vous rendre compte des trésors y exposés !

Est-ce que quelqu'un saurait ce qu’est devenue leur collection ?






Le musée du patchwork britannique à York va fermer ses portes au public cet automne. Si vous avez l’occasion, visitez-le pour admirer les beaux patchworks faits de ce côté de l’Atlantique, souvent datant du XVIIIe siècle.






Et c’est tout aussi triste quand une mercerie disparaît -  un endroit de proximité ou on peut se rendre pour acheter une fermeture éclair, tâtonner des écheveaux de laine ou rassembler des fils à broder en discutant!
Il y a un certain temps, je suis entrée dans une toute petite mercerie près de la Gare de l’Est à Paris. J’ai acheté probablement une des dernières bobines (du fil à gant !) du magasin, c’était évident qu’il était sur le point de fermer.
Qu’elle était donc  ma joie quand ma fille m’a dit qu’elle avait au cours d’un salon rencontré un tricoteur très enthousiaste qui venait d’ouvrir un magasin de laine… près de la Gare de l’Est à Paris !
Eric a effectivement repris cette vieille boutique, il garde un stock de boutons et d’autres nécessités de couture mais se concentre surtout sur la laine, entre autres Triskelion qui est une superbe laine galloise ! Voici une photo de sa boutique un soir de décembre… et j’espère qu’elle sera longtemps un de ces lieux de rencontre et d’inspiration dont nous avons tant besoin ! 

Et voici son site:http://www.lestricoteursvolants.com/













Closures and reopenings

In spite of the enthusiasm for textiles that we share, the fact is that we are but a tiny minority and, consequently, textile museums and haberdashery shops often have a hard time staying alive.
It is always sad to learn about the closure of a museum with beautiful collections. Even if it is a bit far from where we live, we have perhaps always intended to (re)visit it – and one day we find out that it has shut down. That was the news I learned about the wonderful sampler museum in northern Germany. On this site you can still see the treasures therein.


Does somebody know what has happened to their collection?


This autumn, the Quilt Museum in York is going to close. If you have the opportunity, visit it and admire the wonderful British quilts there, some dated as far back as the eighteenth century.



It is always sad when a haberdashery closes – a local shop where you could go to buy a zipper, touch a skein of yarn, or assemble embroidery floss while chatting with the assistant.
Some time ago, I entered a tiny haberdashery close to the Gare de l’Est train station in Paris. I must have bought one of the last reels of thread there; it was obvious that it was closing down.

Imagine my joy when my daughter told me that she had met a very enthusiastic knitter at a yarn fair, and that he had just opened a yarn shop….close to the Gare de l’Est in Paris!
Indeed, Eric had taken over that old shop, he has kept the stock of buttons and other sewing necessities, but he concentrates first and foremost on yarn. He stocks among other brands the wonderful Welsh Triskelion yarn. Above is a picture of his shop on a dark December afternoon… and I hope it will remain one of those places for meetings and for inspiration that we need so much!
His site: http://www.lestricoteursvolants.com/


Photo sources: above-mentioned websites

vendredi 26 septembre 2014

Pensées de printemps, pensées d’automne

Pendant sa première décennie d’activité (à partir de la fin des années 1980) l’entreprise anglaise de laines Rowan proposait des modèles de tricot fort coloriés, pour la réalisation desquels il fallait au moins une vingtaine de pelotes différentes…. et beaucoup de temps ! C’était l’époque des stylistes comme Kaffe Fassett, Jamie et Jessie Seaton ou Jean Moss. Moi, je craquais surtout pour les modèles fleuris de Susan Duckworth. J’ai réalisé son modèle « Pensées » en coton, et je l’ai porté chaque été depuis 1994. Il y a quelques années, j’ai participé à un stage avec cette styliste et naturellement, je lui ai montré  ma veste !

J’ai voulu  refaire ce modèle en laine fine et couleurs plus doux, pour l’automne. Cette année  il est enfin prêt, pour sortir dans le soleil de septembre !

















Spring pansies, autumn pansies

The English yarn company Rowan was started in the late 1980s and during the first ten years it specialised in publishing knitting patterns that necessitated at least twenty different colours and lots of time ! That was the era of such designers as Kaffe Fassett, Jamie and Jessie Seaton and Jean Moss.  I was especially fond of Susan Duckworth’s floral designs. I knitted her 'Pansies' pattern in cotton and I have worn it every summer since 1994. A few years ago I attended a workshop with Susan and naturally, I showed her my jacket!

I wanted to knit another jacket in the same pattern, for autumn, in fine wool and softer colours. This year it is finished, at last, ready to go out into the September sunlight!





Reference: Susan Duckworth: Knitting.1988. Century Hutchinson.

dimanche 20 janvier 2013


C’est l’hiver: tricotons des moufles!

Le froid s’est installé, quelle bonne raison de sortir les aiguilles et se mettre à tricoter  des moufles, des mitaines ou des gants ! Voici un kit qui m’attend déjà : acheté au marché en plein air ( !) de Helsinki par -11 degrés ! des laines teintes avec des plantes, et des motifs traditionnels… Ou bien je pourrais chercher de l’inspiration dans ce merveilleux livre sur les moufles norvégiens, et broder une paire déjà faite… Ou je pourrai carrément mettre une paire de ces moufles de Lettonie de ma collection…
Je vous souhaite un hiver haut en couleurs !



It’s winter : let’s knit mittens !

It has turned cold and what a good reason to get your knitting needles out and knit a pair of mittens or gloves! Here’s a  kit already waiting for me: bought at the open air (!) market in Helsinki at -11 C, it contains  plant-dyed yarn and a traditional pattern… or I could look for inspiration in a wonderful book on Norwegian mittens and embroider a pair that is already made… Or I could just go to my collection and pick out a pair of Lettonian mittens…

I wish you all a colourful winter!


















References: Heidi Fossnes: Handplagg, Capellen Damm 2009

samedi 21 avril 2012


En avril, ne te découvre pas d’un fil….
Voilà que j’ai terminé mon étole Alder (modèle de Kaffe Fassett, Rowan 50) juste pour ces jours d’avril extrêmement froids ! J’ai tout de suite adoré ses couleurs d’émeraudes et de rubis et... .je l’ai entièrement tricotée dans le bus en allant au travail ! Voilà un bon argument pour prendre les transports en commun !



April showers….
and cool winds will find my well protected in my new Alder stole (by Kaffe Fassett, Rowan 50). I fell in love with its jewel colours and…I knitted it entirely on the bus on my way to work! Now, isn’t that a good reason for travelling by public transport?