dimanche 10 septembre 2017

Les roses du soleil


"Les roses du soleil" - solrosor, tel est le nom des tournesols en suèdois. Joli nom, n'est-ce pas? Et j'adore voir ces champs de soleils pendants mes voyages en été.

Il y a un an, j'ai visité Zalipie, le village en Pologne décoré aux fleurs peintes. J'avais ramené une petite planche à découper, peint dans le style local. Ce décor m'a servi de modèle de broderie sur une robe!

J'aime beaucoup la poterie portugaise  en forme de fleurs et de légumes de toutes les couleurs. Voici un petit pot que j'ai rapporté de Cascais (bonjour, Paula!).

Le tournesol est la fleur de l'état  de Kansas aux Etats-Unis. Dans les années 1930, il y avait un modèle de quilt assez courant avec des tournesols appliqués. Voici un quart ancien d'un tel quilt, trouvé là-bas. J'y ai ajouté un bord pour l'offrir aux minous de Midwinter Yarns dans leur nouvelle maison en Ecosse. Avant mon départ, il a été testé et approuvé par mon Améline Dentelle. Et comme vous voyez, Miss Poppy Midwinter l'a accepté, elle s'installe dessus pour contempler les moutons dans le prè d'en face.








Sun roses

"Sun roses" - solrosor, is the Swedish name for sunflowers. Isn't that pretty? I love seeing those vast fields of bright suns as I travel during the summer season.

A year ago, I visited the village of Zalipie in Poland, all decorated with painted flowers. I brought back a small cutting-board painted in the local style. I used it as a model for this embroidered dress.

I am very fond of Portuguese pottery in the shape of all kinds of colourful flowers and vegetables. Here's a small pot I brought back from Cascais (hello, Paula!)

The sunflower is the State flower of Kansas. In the 1930s, there was a popular quilt pattern with apppliqué sunflowers. I found one quarter of such an old quilt in the States. I added a binding to it and decided to give it as a housewarming present to the kitties of Midwinter Yarns after their move to Scotland. Before I left, my Améline Dentelle tested and approved it. And as you can see, Miss Poppy Midwinter has accepted the quilt, and sits on it while watching the sheep in the field across the road.

vendredi 7 juillet 2017

Les quilts gallois


Peut-être étiez-vous en avril dernier à Nantes, au salon Pour l’amour du fil ? Dans ce cas-là, j’espère que vous n’avez pas raté l’exposition des quilts anciens en provenance du Pays de Galles de la collection Jen Jones. Je voudrais vous parler un peu de ces quilts, de Jen Jones – et du Pays de Galles.

On a fabriqué des quilts au Pays de Galles depuis au moins le début du XIXe siècle. Souvent, ils sont construits en « médaillon » comme les patchworks typiques anglais : un carré au milieu, souvent en un tissu plus précieux, entouré d’un nombre de « cadres ». On rencontre aussi la forme « strippy », c'est-à-dire en bandes de deux couleurs, comme dans le Nord de l’Angleterre. Les patchworks exposés à Nantes, construits de centaines de petits morceaux de tissus, étaient particulièrement impressionnants !


Des quilts faits à partir de grands panneaux de laine, souvent en couleurs contrastées (rouge et noir par exemple) constituent une autre catégorie. Certes, ils font penser aux quilts des Amish de Pennsylvanie, mais aucune étude n’a pu démontrer l’influence d’une population sur l’autre.  On trouve aussi beaucoup de quilts faits dans un seul tissu, souvent fleuri, et merveilleusement matelassés. Le rembourrage est en général épais, car c’est une région où il fait froid, et grâce à l’élevage de moutons, la laine y est abondante !

J’ai dans ma collection un patchwork aux couleurs pâles, tellement usé qu’on voit la couverture blanche qui a servi de rembourrage. Néanmoins, les marques du beau matelassage sont toujours bien lisibles.

A la fin des années 1920, le Pays de Galles fût frappé par la Dépression. Une organisation, The Rural Industries Bureau, vint en aide aux familles des mineurs et proposa aux femmes de matelasser des objets : dessus de lit, couettes, robes de chambre, qui étaient ensuite achetés par des hôtels et boutiques de luxe à Londres et ailleurs. Ces objets étaient cousus en tissus unis de grande qualité (satin, soie).

Jen Jones est une américaine qui vit au Pays de Galles et qui a fait énormément pour promouvoir la connaissance des quilts de son pays d’adoption. Grace à elle, il y a un Quilt Centre dans la charmante ville de Lampeter, où elle monte chaque année une exposition thématique autour de sa collection. Cette année, c’est justement l’histoire des quilts de l’entre-deux-guerres qui y est exposée dans un cadre Art Déco, et vous pouvez voir les photos professionnels en cliquant ici

Le musée a un certain nombre de quilts en vente, mais vous en trouverez encore plus chez Jen qui habite un joli cottage à quelques minutes de Lampeter – voici le lien :

J’y ai trouvé deux patchworks fort intéressants, l’un du XIXe siècle, l’autre des années 1920. Les deux sont du type « médaillon », et, ce qui est intéressant, contiennent des échantillons de tissus, avec le même motif en plusieurs gammes de couleurs différentes et, en plus, ils sont réversibles. Pour ce qui est du deuxième, il semble que les tissus utilisés étaient de tout ce qu’on avait sous la main : des échantillons de coton, des chutes de chemises et même de la doublure !









Il faudrait aussi mentionner les couvertures tissées galloises, qui sont aujourd’hui fort convoitées par les collectionneurs. Le tissage et le choix de couleurs sont superbes. Il y a particulièrement un modèle de tissage, » Tapestry », qui est très original. Notre amie suédoise Lina avait repéré une couverture de ce modèle dans le film Le Retour de Nanny MacPhee, et elle fût aux anges quand nous lui avions trouvé une couverture pareille chez Jen ! Si vous en avez vu une sur ce blog récemment, c’est parce que mon chat Jaïpur était couché sur la mienne….

J’ai tenu à vous parler des quilts gallois aujourd’hui, car d’une manière, je dis au revoir à cette région. Après presque six ans à Caerphilly, ma fille et son mari, de MidwinterYarns, déménagent vers d’autres Celtes, en Ecosse ! Un pays tout aussi riche en traditions textiles que j’aurai hâte de découvrir, pour vous en parler ensuite.












Welsh quilts




If by chance you visited the fair Pour l’amour du fil in Nantes last April, I hope you did not miss the exhibition on Antique Welsh Quilts from Jen Jones’ collection. I would like to talk a little about those quilts, about Jen Jones – and about Wales.
Quilts have been made in Wales since at least the beginning of the nineteenth century. Often, they are of the “medallion” structure, like typical English quilts: a square of more precious fabric in the middle, surrounded by a number of « frames ». We also encounter the « strippy », consisting of alternating bands of two different fabric, similar to those found in the North of England. The patchwork quilts shown in Nantes made up of hundreds of small pieces were particularly impressive!


Quilts made of large woollen pieces, often in contrasting colours (for instance red and black) are another type. True, they bring to mind the Amish quilts of Pennsylvania, but there is no proof of any influence of one population on the other. We also find many wholecloth quilts, often floral ones, beautifully quilted. The wadding is generally heavy, as Wales is a chilly region. Thanks to sheep farming, there is no lack of wool.

In my collection, there is a pastel-coloured quilt, the top so worn that you can see the white blanket inside it. However, the traces of the wonderful quilting are still visible.

Wales was hit hard by the depression at the end of the 1920s. An organisation called The Rural Industries Bureau launched a scheme in order to help miners’ families: women received commissions to quilt various objects such as quilts, bedspreads or dressing gowns, which were then bought by luxury hotels and shops in London and elsewhere. These objects were made from high quality fabrics such as satin or silk.

Jen Jones is an American lady who lives in Wales and has devoted herself to promoting knowledge about the quilts of her second homeland. She has set up a Quilt Centre in the charming town of Lampeter, where she organises thematic exhibitions every year, based on her collection. This year, it is precisely the story of the inter-war quilts which is shown in an Art Deco setting, and you can view the professional photos here.

There is a number of quilts for sale at the museum, but you will find many, many more in Jen’s lovely cottage just a short drive away from Lampeter – here’s the link:

I found two very interesting patchwork quilts there, one from the nineteenth century, the other one from the 1920s. Both have the “medallion” structure and, what is interesting, contain a number of fabric swatches, with the same pattern in different colourways. Moreover, they are reversible! For the second one, the maker seems to have used any scrap within reach: not only fabric samples, but also scraps from shirt making and even lining fabric!






I should also mention Welsh blankets, which today are highly collectible, and no wonder, since the colours and the weaving patterns are wonderful. There is particularly one weaving pattern « Tapestry » which is extremely original. Our Swedish friend Lina had noticed a blanket with this pattern in the movie Nanny MacPhee and the Big Bang, and she was beside her with joy when we found a blanket for her, just like that one, at Jen’s! If you think you’ve seen a blanket like that on this blog recently, it was because my cat Jaipurr was stretched out on mine ….

I wanted to tell you about Welsh quilts today, since I am in a manner of speaking, about to “leave” this region. After almost six years in Caerphilly, my daughter and her husband, of Midwinter Yarns, are moving to another Celtic country, namely Scotland! Another country where textile traditions abound, and I am eager to discover them and of course, I will tell you about them.




 merci à Philippe Warichet pour les photos de Nantes

A lire/ To read: 
Jen Jones: Les quilts gallois/ Welsh Quilts, Quiltmania 2005
Jen Jones: Welsh Qults, Seren 2016







mardi 16 mai 2017

L’Inde (toujours) dans mon cœur

Depuis ma rentrée de l’Inde il y a six semaines, j’ai toujours devant les yeux les broderies scintillantes, les imprimés délicats, les jardins fleuris où les paons se promènent, les paysages peuplés d’hommes et de femmes habillés de couleurs vives : orange, fuchsia, vert émeraude…J’ai pu soigner cette nostalgie un peu grâce à quelques évènements qui m’ont d’une certaine façon de nouveau rapprochée de ce merveilleux pays.

D’abord, le salon Pour l’amour du fil à Nantes fin avril, où le thème cette année était »Boho-India ». J’y ai retrouvé plusieurs de mes compagnons de voyage, ainsi que les vendeurs de patchworks anciens de Jodhpur et les brodeurs Sham d’Agra, qui exposaient au salon. Pendant des heures j’ai retourné les tas de patchworks chez Manesh (Ganesh Antiques), vu que chaque pièce est diffèrente, puisqu’elles sont faites à partir de saris anciens. Je suis rentrée avec trois belles couvertures, tout de suite adoptés par mon nouveau chat Jaïpurr ! J’ai également acheté un livre sur les patchworks Godharis, publié par Quiltmania.

J’avais recommandé l’atelier de broderie Sham à ma copine Paula qui s’y est mise avec enthousiasme et a même gagné un prix, car elle avait fini sa fleur la première ! 



J’ai aussi craqué pour les imprimés indiens de Gujarat vendus par le magasin Neelam et également quelques khadis….

Ensuite, je suis allée au Pays de Galles via Londres. The Cloth House propose, entre autres tissus merveilleux, des khadis et des imprimés indiens…

Pour ce qui est de vêtements imprimés légers, il y a en Grande Bretagne la chaîne de magasins East, qui travaille avec Anokhi, l’entreprise indienne dont je vous ai parlée plus haut. J’y ai donc trouvé quelques tuniques et vestes de la même légèreté et aux dessins si fins qui m’avaient tant impressionnée en Inde. L’enseigne pour leur nouveau rayon enfant m’a bien fait rire !



Comme la plupart de villes en Grande-Bretagne compte une forte population indienne, les magasins de provision indiens se trouvent dans chaque quartier.  J’ai donc sans difficulté retrouvé quelques produits de la gamme de cosmétiques « Himalaya », et je n’ai pas pu résister aux mélanges d’épices avec ce monsieur enturbanné sur l’emballage !

Une fois rentrée à Paris, je suis allée à la Foire de Paris où il y avait un certain nombre de stands indiens, leur rayons mercerie avec des galons aussi scintillants que ceux de Kinari Bazar à Dehli… J’ai décidé que pour le temps variable qu’on a en ce moment, rien de mieux que de vestes matelassées !

Et à la maison, j’essaye de cuisiner quelques recettes indiennes de ce livre qu’une amie m’a offert en sachant bien ce qui me ferait plaisir. Et j’ai également décidé de récréer un peu de couleurs indiennes au balcon !















India on my mind

Since my return from India six weeks ago, I can still see in my mind’s eye the glittering embroideries, the fine printed cottons, the gardens in bloom with peacocks walking around, and the landscapes with men and women dressed in flamboyant colours such as orange, emerald green, fuchsia…I have been able to cure that nostalgia a bit thanks to a couple of events that have in some way brought that marvellous country closer again.


(merci Philippe Warichet pour cette photo!)

First, there was the craft show Pour l’amour du fil in Nantes. This year’s theme was “Boho-India”. At the show, I met a few of my travelling companions, as well as the vendors of antique patchwork quilts from Jodhpur, and the Sham embroiderers from Agra, both taking part in the show. I spent hours turning Manesh’s (Ganesh Antiques) piles of quilts upside down, in order to have a look at them all; since each one, made from old saris, is different! Finally, I took home three beautiful quilts, much appreciated by my new cat Jaipurr! I also bought a book on Godhari quilts, published by Quiltmania.

I had recommended the Sham embroidery workshop to a friend who got down to it with enthusiasm, so much that she won first prize, since she was the first one to finish her flower! I also stopped to admire… and buy… some printed cottons from Gujarat and khadis sold by Neelam.

Later, I went on a trip to Wales, stopping in London. The Cloth House sells, among many wonderful fabrics, Indian khadis and printed cottons …

As for light printed garments, you can find them at the shop chain East, working with Anokhi, the Indian company I have mentioned earlier. So, I found some tunics and jackets, all just as lovely light-weight and delicately printed as those that had impressed me so in India. And the sign for their new children’s department made me laugh!

As most British towns have a large Indian population, there are Indian groceries all over the place. So, I had no difficulty in finding cosmetic products from the « Himalaya » brand, and I could not resist getting spice mixes with this turban-wearing gentleman on the box!

Back in Paris, I went to Foire de Paris (an enormous show with, among others, a « Things from the whole world » section), where there were several Indian stalls, their haberdashery sections glittering just as much as the ribbons and trims at Kinari Bazar in Dehli… I decided that with this changing weather we are having, quilted jackets are the very thing!

And  at home, I am trying out some recipes from this book a friend gave me, knowing it would be just what I wanted. Oh, and I have decided to put some Indian colour to my balcony !

jeudi 20 avril 2017

Namaste! (4)

Et puis il y avait le shopping……


La mercerie au Kinari Bazar à Dehli ; les tissus à Ahmedabad et à Udaipur dont je vous ai déjà parlés. En plus, il y avait le bazar à Jaipur, tout un quartier de magasins de vêtements et de tissus. J’y ai trouvé encore des tissus pour ma fille, ainsi qu’une kurta (longue chemise) pour le gendre. Et pour moi-même, les boucles d’oreilles en forme de clochettes ! Elles étaient devenues la mode dans le groupe, ainsi que les churi (bracelets rigides) que certaines copines collectionnaient à chaque arrêt !

J’ai déjà parlé du Musée Anokhi, mais il y avait aussi les magasins Anokhi, à Delhi,  à Jaipur, remplis de tuniques et de robes légères de toutes les couleurs !

Et à Ahmedabad nous avons trouvé des saris anciens, assez lourds car brochés de fil d’or !

Dans une petite rue commerçante à Dungarpur, il y avait un modeste magasin de tissus comme il y en a sûrement des milliers en Inde…. Mais quel choix ! Avec beaucoup d’auto-discipline, je me suis arrêtée sur ces quelques morceaux de coton à petits motifs.

Et puis les joaillers à Agra… Comment quitter l’Inde sans s’offrir un petit rubis ou une émeraude ?

Chez Ganesh Antiques à Jodhpur, nous avons passé quelques heures à choisir nos cadeaux parmi les centaines de pashmina. Mais le plus grand régal étaient les patchworks anciens, faits de morceaux de coton cousus ensemble de manière complètement aléatoire, où chaque côté réserve des surprises ! Il y a aussi des foulards de soie faits avec la même technique et matelassés, ou merveilleusement brodées…Un immense plaisir à fouiller parmi tous ces trésors et ensuite se reposer avec un thé masala.

Je dois dire que les termes employés pour les couvertures et foulards matelassés – gudari, kantha – m’ont laissée un peu perplexe. Je connaissais le terme « kantha » pour les couvertures, que Ganesh Antiques appelait « gudari », le terme « kantha » étant réservé pour les foulards quiltés. Au Calico Museum, on a expliqué que les « kantha » étaient des quilts blancs rebrodés en provenance du Bengale… J’espère donc que ce livre que j’ai ramené m’éclaircira sur ce point !

Mais il y avait aussi un patchwork que j’ai dû laisser sur place, faute de ne pas pouvoir me faire comprendre :au marché couvert d’Ahmedabad, j’ai vu ce patchwork, mis à l’envers, qui couvraient un tas de noix de coco. En vain, j’ai cherché à expliquer que je voulais l’acheter. Quelle frustration pour moi la linguiste. J’ai dû me contenter des photos (soupir).

Voilà un très bref aperçu de ce merveilleux voyage. Restent les photos, les objets, les moments vécus…..Et énormément d’inspiration !













Namaste! (4)

And then there was the shopping….

I have already told you about the haberdashery at Kinari Bazar in Dehli, about the cotton fabric in Ahmedabad and Udaipur. Moreover, there was the bazar in Jaipur, several streets with clothes and fabric shops. I found more cotton fabric there, this time for my daughter, as well as a kurta (long shirt) for the son-in-law. Oh, and for myself, earrings shaped like little tinkle bells! They became quite the fashion among the group, which was also the case of the churi (bangles) which some friends collected at every stop!

I have already mentioned Anokhi Museum, but there were also the Anokhi shops in Delhi and Jaipur, full of feather-light tunics and dresses in all the colours of the rainbow! And in Ahmedabad we found vintage saris, rather heavy because of all the golden thread woven into them.

In  a small shopping street in Dungarpur we saw a  modest fabric shop, and there are probably thousands like that all over India. But what a choice! With a great deal of self-restraint, I left with these pieces of patterned cotton.

And then the jewellers in Agra… How can you leave India without getting a small ruby or emerald?

We spent a few hours at Ganesh Antiques in Jodhpur, choosing presents among hundreds of pashminas. However, the greatest treat were the vintage patchwork quilts, made of cotton pieces quilted together in a completely random way, where each side brings a new surprise as you open them! There are also silk scarves made in the same way, held together with a running stich, or beautifully embroidered… What a pleasure it was to rummage through all these treasures and then rest, sipping a masala tea.

I must say that the terms used for the quilted bedspreads and scarves - gudari, kantha – left me somewhat perplexed. I was familiar with the term “kantha” for the quilts that Ganesh Antiques called “gudaris”, keeping the term “kantha” for the quilted silk scarves. At the Calico Museum, the information had been that “kanthas” were quilts with a white base and coloured embroidery, originating from Bengal… I hope this book that I bought will make it clearer to me!

And yet, there was a patchwork coverlet that I had to leave behind, because I could not make myself understood. At the indoor market in Ahmedabad, I saw this patchwork piece, wrong side up, covering a heap of coconuts. I tried in vain to explain that I wanted to buy it. What a frustrating experience for the language person I am. I had to be contented with some pictures (sigh).


Well, this was a quick report on a most wonderful trip. What remains are the photos, the objects, the moments worth remembering…. And an enormous lot of inspiration!